JMAIME52

01 janvier 2012

LE TEMPS EST VENU - Satprem / Mère

 

IMG_6089 photo C. Colbatzky

« Il y a le sentiment très  fort  dans la conscience, que le temps est venu. Il y a d’immenses périodes où les choses se préparent – le passé s’épuise et l’avenir se prépare -, et se sont d’immenses périodes, neutres, où les choses vont se répétant, se répétant, et ça à l’air de devoir être toujours comme cela. Et puis, tout d’un coup, le changement se produit…

…La police représente la défense du passé. Mais si DES MILLIONS – pas des milliers : des millions – de gens s’assemblent, et occupent (l’espace public), absolument pacifiques (simplement s’assemblent et occupent), alors cela aura du pouvoir. Mais il ne faut pas de violence : dès qu’on se laisse aller à la violence, c’est le retour au passé, c’est l’ouverture à tous les conflits. Non, une occupation par la masse, mais une masse TOUTE PUISSANTE DANS SON IMMOBILITE, qui impose sa volonté par le nombre. C’est clairement – pas dans le détail mais dans la direction du mouvement-, clairement la volonté d’en avoir fini du passé, de laisser la porte ouverte à l’avenir. C’est comme une sorte d’écœurement de la stagnation, voilà. Soif de « quelque chose » qui est en avant, qui paraît plus lumineux et meilleur. Et en effet, IL Y A quelque chose. Ce n’est pas seulement une imagination : IL Y A quelque chose. C’est cela la beauté, c’est qu’il y a quelque chose. Il y a une réponse. Il y a une Force qui veut s’exprimer.

« C’est mon expérience de tous ces temps –ci, avec une vision et une conviction, la conviction d’une expérience : les deux vibrations (de mensonge trépidant et de ‘vérité’ légère) sont entremêlées tout le temps, et tout le temps, l’une s’infiltre dans l’autre. Peut-être que l’émerveillement vient quand la quantité infiltrée est suffisamment grande pour être perceptible… »                                                                                                                                                                     La substitution de vibration. Le miracle de la terre, qui prend la place de son mensonge. Et si cela se produisait collectivement ? Si des millions, oui, des millions de voix jeunes qui en ont assez de la vieille terre de mensonge et de ses colonnes grises qui s’alignent pour décrocher le diplôme de la vieille façon de mourir, si ces petites voix claires, tout d’un coup, laissaient fondre leur cœur, laissaient gonfler leur poitrine d’une air léger et criaient : NON, ON N’EN VEUT PLUS !  Toutes ces cellules, soudain libérées de leur hypnotisme. « Quand ? Quand ? » demandait la voix de la Terre.

« Je pense que ça se produira au moment où il y aura un nombre suffisant de consciences qui sentiront d’une façon absolue qu’il ne peut pas en être autrement.  IL FAUT QUE TOUT CE QUI A ETE, ET EST ENCORE MAINTENANT, APPARAISSE COMME UNE ABSURDITE QUI NE PEUT PAS DURER – A CE MOMENT LA, CELA POURRA SE PRODUIRE, MAIS PAS AVANT.  Malgré tout, il y a un moment où cela se passera, il y aura un moment où le mouvement basculera dans une réalité nouvelle. Il y a eu un moment où l’être mental a pu se manifester sur la terre. Il y aura un moment où la conscience humaine sera dans un état suffisant pour qu’une conscience supramentale puisse entrer dans cette conscience humaine et se manifester. Cela ne s’étale pas comme un caoutchouc n’est-ce pas : il y a un moment où ça se produit – ça peut se faire dans un éclair. » 

Tout nous tombera des mains : nos plumes, nos lois, notre science, notre avenir d’emmurés vivants. Un immense rire gonflera la poitrine de la terre et on y sera ! Et pourquoi pas maintenant ?  Et ceux qui sont déjà morts en tomberont raides. Une apocalypse, oui, souriante.  Mortelle pour les morts et légère pour les toujours vivants. Un conte de fées dans les cellules de la terre.

Extraits tirés du livre de Satprem « Le mental des cellules » incluant des citations de Mère tirées de « l’Agenda ».

MÈRE est née à Paris le 21 février 1878, dans une famille aisée et parfaitement matérialiste. Étude appro-fondie de la musique, de la peinture et des mathématiques supérieures. Élève de Gustave Moreau, elle est l'amie des grands Impressionnistes. Puis elle fait la connaissance de Max Théon, un personnage énigmatique aux pouvoirs occultes extraordinaires, qui lui donne la première explication cohérente des expériences qu'elle a spontanément depuis son enfance. Au cours de deux longs séjours au domaine de Théon en Algérie, ce dernier lui enseigne l'occultisme. En 1914, elle se rend à Pondichéry, où pour la première fois elle rencontre Sri Aurobindo qui y avait trouvé refuge contre les poursuites des Anglais. Elle retourne définitivement à Pondichéry en 1920, via le Japon et la Chine. Lorsque Sri Aurobindo se retire en 1926 afin de mettre en œuvre un nouveau principe d'évolution dans la matière, elle organise et développe son Ashram, et tente en vain d'éveiller les disciples à une nouvelle conscience. En 1958, après le départ de Sri Aurobindo, elle se retire à son tour pour aller à la racine du Problème – le changement de la conscience des cellules. De 1958 à 1973, c'est la lente découverte du Grand Passage à la prochaine espèce et d'un nouveau mode de vie dans la matière. Et elle confie son extraordinaire exploration à Satprem. C'est l'Agenda.

 

Posté par jmaime à 11:26 - Paroles d'Enseignants - Commentaires [0] - Permalien [#]

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