JMAIME52

07 mai 2012

UN ESPRIT HORS DES POUSSIERES

 20120110214252_img_8264[1]

 

Enjeux actuels, code source, réalité 3D, vérités et mensonges, ceinture de photons, monde duel, éducation, Divine Unité, lignes temporelles, homme multidimensionnel, polarités, champs magnétiques, théories des super cordes, projet Bluebeam, tous les temps sont maintenant, on nous cache tout, mais où est donc passée Nibiru, quitter nos limitations, convergence harmonique, alliance du Ciel et de la Terre, la grande Mutation, grippe H1N1, cheval de Troie, guerre perpétuelle, big Brother te regarde, vaisseaux de lumière, illuminatis, objectivité/sujectivité, expérience NDE, réalités alternatives, saut quantique, sources extra-terrestre, ondes alpha, univers parallèles, microcosme, le côté obscur de la Force, mysticisme, karma immédiat, péché originel, nanotechnologie, être ou ne pas être, apocalypse, prédateurs, homme microcosmique, Nouvel Ordre Mondial, psychopathes, Terre Mère, Isis/osiris, Volonté Divine, Calendrier Maya, porte des étoiles, agartha, Frères de Lumière, champs vibratoires,  porteurs de fréquence, trous noirs, annunaki, système de contrôle, frappes chirurgicales, cassiopéens, effondrement quantique, cartel bancaire, ascension, bouleversements climatiques, tribulations, thèse/antithèse, les nouveaux chiens de garde, après moi le déluge, psychopathes, écritures sacrées, libre arbitre, de quoi tu parles…   assez …

Que voudrais-tu être ?  Un esprit hors des poussières

Rompre tous les contrats... 

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26 avril 2012

COMPRENDRE L'EMPIRE

 

"Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécessaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté aux traditions familiales, leur patriotisme national et leurs dogmes religieux."  G. Brock Chisholm – ex directeur de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

 

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Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ?

 

Composé de textes clairs et incisifs racontant ce combat d’idées qu’est l’Histoire, « Comprendre l’Empire » aurait tout aussi bien pu s’intituler « Sociologie de la domination ou Sociologie du mensonge », tant Empire et domination par le mensonge sont liés.

Fruit d’années de lectures et d’engagements, cet essai retrace le parcours historique de la domination oligarchique engagé depuis plus de deux siècles en Occident : instrumentalisation de l’humanisme helléno-chrétien, noyautage de la République par les réseaux, exacerbation des antagonismes de classes et manipulation de la démocratie d’opinion.

Un long processus initié au XVIIIe siècle par le cartel bancaire qui approche de son épilogue avec le Nouvel Ordre Mondial.

Ce Nouvel Ordre Mondial par lequel une oligarchie prédatrice exige désormais, par la voix de ses serviteurs aussi bien de droite comme de gauche, que lui soient remis les pleins pouvoirs.

Exigence d’une « gouvernance globale » au-dessus du suffrage citoyen ; exigence d’un « gouvernement mondial » sur les décombres des Nations présenté comme ultime solution aux crises, aux famines et aux guerres, toutes trois favorisées à dessein.

Une tentative d’imposer par la ruse un pouvoir dictatorial qui met, à l’horizon 2012, le monde face à un choix qui l’engage tout entier :

La soumission totale à cette oligarchie spoliatrice qui n’a eu de cesse, depuis plus de deux siècles, d’organiser cette « guerre de tous contre tous » annoncée par Marx, pour parvenir à cette fin.

Ou la révolte des peuples enracinés réduits à l’obéissance, quand ce n’est pas poussés à la misère, contre cette oligarchie nomade menant, pour son seul intérêt, le monde à cet « âge sombre » décrit par la Tradition.

 Nous sommes désormais devant un choix : soit la dictature de l’Empire ou le début du soulèvement des peuples. La gouvernance globale ou la révolte des Nations.

 

"Comprendre l'Empire" d'Alain Soral   - www.egaliteetreconciliation.fr

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23 avril 2012

ICI GÎT LA FRANCE

 

"Les enfants croient au père Noël, les adultes votent..."    Pierre Desproges

Ici gît la France (496-2012)

 

Extraits du texte d’Adrien Abauzit 
Mecanopolis
lun., 23 avr. 2012 03:28 CDT

  

A tout homme aimant un tant soit peu la France, à tout individu soucieux de ne pas la voir saborder sa prospérité, sa démocratie et son art de vivre, à tout dissident en guerre contre l'oligarchie financière et ses desseins mondialistes, le pathétique spectacle de ces millions de Français, mystifiés par le Théâtre de Guignol, se rendant comme des moutons bien dressés aux urnes par aller voter leur propre mise en esclavage, est un coup de massue sur la nuque.

Cinq ans de félonies ouvertes et assumées, de grossièreté et de mépris du peuple n'ont pas empêché des Français, par paquets de millions, de voter une nouvelle fois pour l'homme qui dans l'Histoire de France compte le plus d'acte de haute trahison à son actif, ce président infâme, qui déshonora le drapeau français en le trempant dans le sang de 50 000 libyens qui, jusqu'à preuve du contraire, ne nous avaient rien fait : Nicolas Sarkozy.

Les Français, toujours par millions, semblent également croire que le Parti Socialiste est socialiste. Qu'importe que ce même parti ait crucifié la France par l'Acte Unique et le Traité de Maastricht, béliers néolibéraux. Qu'importe que Lionel Jospin se soit rallié au Pacte de stabilité alors que durant sa campagne, il l'avait dénoncé et promis de le « renégocier » (tout comme beaucoup de candidats, de Hollande à Le Pen, demandent de « renégocier » les traités européens). Qu'importe que ce même parti ait appelé à voter Oui à la Constitution européenne. Qu'importe que Flamby-Hollande, n'ait pas fait obstacle à la ratification du traité de Lisbonne par le Congrès alors qu'en tant que premier secrétaire du Parti socialiste, la chose était parfaitement en son pouvoir.

Quelle casserole manque-t-il au PS pour que le peuple comprenne qu'il est le frère jumeau de l'UMP en matière de soumission à l'oligarchie financière ? Comment expliquer un tel aveuglement, une telle obstination à croire le faux ?

8,5 % du corps électoral a trouvé moyen d'aller voter François Bayrou, le gag du siècle, celui qui propose l' « unité nationale », soit en réalité le regroupement de tous les valets de l'oligarchie ralliés aux traités européens. Mais probablement, foudroyés et fascinés par l'irrésistible charisme du candidat centriste, apparemment digne d'un François Ier, d'un Bonaparte et d'un Robespierre, des Français, encore et toujours par paquets de millions, lui donnèrent leur voix. Clovis, Philippe Le Bel, Saint-Just, De Gaulle, ne vous retournez pas dans vos tombes, et pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

Marine Le Pen a finalement obtenu près de 20 % des voix. C'est beaucoup. Emmanuel Goldstein étant une création du Parti, celui-ci a fait le score que le Parti voulait qu'il obtienne. La seule possibilité pour que le FN obtienne un meilleur résultat eut été qu'il lance des sujets inattendus par le Système, tels la collusion de l'UMPS dans le French american fondation ou la démystification de la construction européenne par la révélation de sa finalité transatlantique. Force est de constater que le FN, conscient de la stratégie de diversion que le Système attend de lui, s'est dispensé de lancer les missiles précités. Chacun en tirera les conclusions qu'il souhaite.

Mélanchon à 11,5 % ? Bravo à lui, il aura su fédérer cette race en fin de vie qu'est la bobocratie. Baroud d'honneur.

La candidate franco-norvégienne à accent allemand se ridiculise à 2 % malgré une certaine bienveillance médiatique. Tant mieux. Le spectacle des Khmers Verts au fond du trou nous évite une irritation supplémentaire.

NDA n'a pas décollé. Son hostilité de pacotille à l'UE n'a trompé personne. En bon faux dissident, il propose une renégociation des traités européens et non leur dénonciation pure et simple. Il n'a pas compris qu'il est impératif pour la survie de la France que le droit de l'Union européenne ne s'applique plus. De même n'a-t-il pas compris que le retour à des crédits de la Banque de France à taux 0 ne doit pas servir à rembourser la dette, mais uniquement à financer les déficits futurs. La problème de la dette ne se règlera que par une banqueroute partielle, banqueroute d'autant plus légitime que la dette, elle, compte tenu de la façon dont elle a été mise en place, est absolument illégitime. NDA ne méritait pas mieux que 1,8 %.

Cheminade ? Le Système lui a donné ses 500 signatures pour décrédibiliser la critique de l'oligarchie financière. Indéniablement, Cheminade dit beaucoup de choses justes et pertinentes mais un traitement médiatique malhonnête et il faut le dire, certaines maladresses programmatiques aux consonances new-age ont achevées de le desservir, et sa cause avec.

Ne parlons pas des trotsko-ringards, ils ne servent à rien.

La seule branche à laquelle s'accrocher est l'abstention...mais ne nous mentons pas à moins de 20 %, celle-ci est encore beaucoup trop faible pour changer quoi que ce soit.

Le message de l'abstention est absolument inaudible aux générations les plus âgées. Pour elles, le droit de vote est synonyme de démocratie. Regrettable mais explicable d'un point de vue historique. En revanche, pour un jeune, première victime de la crise et de la mondialisation néolibérale, informé par internet, conscient de l'artificialité du Théâtre de Guignol et non encore victime de l' « habitus » du droit de vote, il est absolument honteux de se rendre à l'urinoir (autre nom de l'isoloir).

Les Français, donc, ont voté. Ils s'entêtent à croire qu'il y a quelque chose à attendre de cette classe politique pourrie, misérable, répugnante et indigne. Simone Weil disait de la France de l'Entre-deux-guerres qu'elle avait haï la guerre qui l'avait empêché de dormir et qu'une fois la défaite consommée, elle s'était donnée à Pétain pour pouvoir continuer de dormir avec un semblant de sécurité. Une réflexion analogue est parfaitement transposable à la situation actuelle : les Français se donnent à l'UMPS pour continuer à se voiler la face sur la vague déferlante que le futur vainqueur ne manquera pas de lancer sur ordre de l'oligarchie financière.

Le peuple français n'a pas voulu comprendre la tragédie dans laquelle il s'enlise. Il aurait pu pourtant, en usant de bon sens et de raison élémentaire, mais il s'y est refusé, tétanisé à l'idée de déroger aux convenances du politiquement correct. Soit. Puisqu'il n'a pas voulu comprendre par lui-même, alors l'Histoire se chargera de lui ouvrir les yeux de force en le dépucelant par la souffrance. Le malheur réussira là où la raison a échoué. La simple poursuite de l'application du droit européen dans un premier temps, puis les plans d'austérité inévitables qu'imposeront le maintien dans l'Union européenne dans un second temps, auront raison des dernières illusions du peuple et alors, enfin, le changement sera possible.

Mais en attendant, et pour les cinq années à venir, le peuple français s'est condamné à ramper dans la boue. Quoiqu'on en dise, il l'aura cherché et l'aura trouvé.

Entende qui a des oreilles pour entendre.

 

 

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19 avril 2012

Voter ou non - 3ième partie

 

Election présidentielle : la grande duperie

Pierre Hillard
Mecanopolis

 

A quelques jours du premier tour des élections présidentielles, les différents courants politiques rivalisent de promesses et d'affirmations incendiaires pour attirer la sympathie du peuple prétendu souverain. A les entendre, les « Goldman Sachs », les « instances oligarchiques européennes », le FMI, la Banque mondiale, les « Agences de notation » et autres grands financiers de la planète peuvent trembler... ; le peuple arrive et va remettre de l'ordre grâce à l'action énergique de ses représentants issus de l'onction démocratique. Il est malheureux de voir des millions de Français se faire gentiment berner par ces pharisiens qui ne sont que les employés au service d'une oligarchie planétaire affichant avec de moins en moins de discrétion son autorité et sa toute puissance. Peut-on croire qu'au lendemain du 2è tour, l'employé appelé à occuper l'Elysée sera en mesure de sabrer l'armée oligarchique à l'origine des mesures néolibérales dévastant les classes moyennes et détruisant les traditions propres à la civilisation de chaque pays ?

Il serait trop long d'énumérer les soutiens oligarchiques apportés aux politiciens. Contentons-nous de citer l'appui apporté par l'oligarque canadien Paul Desmarais à Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir en 2007. Ce dernier sut lui exprimer ses remerciements en lui accordant la plus haute distinction, la « grand'croix » de la légion d'honneur[1]. Nous invitons le lecteur à s'intéresser à la toute puissance et influence de Paul Desmarais faiseur de rois en liaison avec les très élitistes instituts « Trilatérale » ou « CFR » et bien d'autres.

Le parti socialiste et l'UMP, c'est-à-dire l'UMPS, se conduisent comme les frères jumeaux de l'idéologie néolibérale. Au Parlement européen, courroie de transmission des ordres oligarchiques, leurs représentants votent comme un seul homme, sauf exception, les mesures promouvant le néo-libéralisme. Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) entrant en vigueur en juillet 2012, véritable machine oligarchique à vampiriser les Etats européens et disposant d'une immunité totale, est une étape décisive permettant l'emprise des dirigeants occupant le sommet de la pyramide sur le malheureux vulgum pecus. Les partis d'extrême-gauche (NPA ou lutte ouvrière) combattent le mondialisme libérale pour le remplacer par un autre mondialisme ou « altermondialisme » conduisant tout droit à la gouvernance mondiale. Cette fameuse « Internationale » est reprise sans vergogne par David Rockefeller qui, dans ses Mémoires au titre du chapitre 27 », affirme avec force sa joie d'être « Internationaliste et fier de l'être ». Cette tradition « internationaliste », nous la retrouvons chez Jean-Luc Mélenchon à la tête du « Parti de gauche » prônant un brassage et une naturalisation tous azimuts des populations de toute origine permettant une babélisation complète de la France. Il est vrai que son appartenance à la franc-maçonnerie favorisant l'instauration d'une « République universelle » (sous-entendu d'une gouvernance mondiale) et d'une humanité indifférenciée est dans la suite logique des choses. Peut-on dire que le Front National représente une exception ?

Sous la direction de Marine Le Pen, force est de constater que le Front National favorise apparemment de nombreuses mesures en faveur de la défense de la France, du peuple français et de ses traditions. Cependant, comme pour toute chose, il est nécessaire de gratter l'enduit afin de voir si des vices cachés n'existent pas. La psychologie est nécessaire pour capter l'attention des masses. Quand on ne peut pas détruire une menace, on la canalise. Il est toujours bon de donner de l'espoir. La réalité dérange et notre fabuliste national, Jean de la Fontaine, affirmait déjà à son époque que « L'homme est de feu au mensonge, mais de glace à la vérité ». Ce sont toujours les minorités qui imposent leurs vues face à des opinions publiques toujours impulsives et irréfléchies. Il est vrai que le « péché contre l'esprit » n'est pas donné à tout le monde. D'ailleurs à la lecture de cette formule, peu de personnes sont en mesure de comprendre cette expression et ses implications. L'esprit classique propre à « l'honnête homme » est une denrée quasi-disparue. Cependant, essayons de nous plier au réel et à un minimum de logique.

Dans sa réponse à Bruno Gollnisch, Adrien Abauzit[2] persiste et signe en rappelant que certains amendements en faveur du marché transatlantique ont été votés par les représentants du FN dont Marine le Pen. Sauf manipulations de la part du site internet (nécessitant dans ce cas des poursuites judiciaires) présentant les amendements et les votes en faveur du marché transatlantique, force est de constater qu'il y a quelque chose qui cloche. Les défenseurs de la cause nationale devraient systématiquement voter contre ces amendements. Pourquoi n'entend-on nous pas à la télévision, à la radio ou dans les meetings les dirigeants du FN rappeler systématiquement ce point essentiel (bien plus important que la suppression des radars automatiques) que la finalité de la construction européenne est la mise en place théoriquement pour 2015 d'un bloc euro-atlantique politique, économique et militaire. C'est la clef de voûte du système lui-même s'intégrant dans une gouvernance mondiale. Cet élément essentiel déterminera l'avenir de tous les Européens et Nord-américains jusque dans leur vie de tous les jours ... excusez du peu. Tout le programme du grand marché transatlantique est sur le site de la Commission européenne[3]. Alors, je demande aux lecteurs, pourquoi le FN s'abstient d'en parler dans tous les médias en dehors du fait d'évoquer dans son programme sa volonté de s'extirper « de la logique euro-atlantique »[4] ; expression bien fade ne révélant pas le programme politique de grande envergure engagé de part et d'autre de l'Atlantique pour réussir l'instauration d'un G2 (Europe/Amérique) pour reprendre l'expression de la Fondation Bertelsmann.

Qui plus est, le FN s'enfonce dans son erreur en évoquant dans son programme l'instauration d'une alliance trilatérale « Paris-Berlin[5]-Moscou » dans le cadre d'une « union paneuropéenne (d'Etats souverains) ». Depuis des années, nous nous évertuons à dénoncer l'institut « Union paneuropéenne » qui est une des branches du mondialisme. L'Union paneuropéenne créée en 1921 par Richard de Coudenhove-Kalergi et bénéficiant de l'appui financier de la banque juive germano-américaine des Warburg milite pour une Europe unifiée s'intégrant dans une gouvernance mondiale comme le rappelait dès 1925 son fondateur dans un rapport adressé à la Société des Nations (SDN)[6]. Son programme proclame son attachement à un « patriotisme européen couronnement des identités nationales », sa volonté d'une « Europe forte politiquement unie », à « l'auto-détermination des peuples » et le droit des groupes ethniques au « développement culturel, économique et politique ». Comme nous avons pu le prouver dans nos ouvrages « Minorités et régionalismes » et « La décomposition des nations européennes », les présidents de la Paneurope Allemagne (Siegbert Alber[7] et Alfons Goppel[8]) ont joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la charte des langues régionales et de la Convention-cadre pour la protection des minorités. L'application de ces documents en France conduirait à la dislocation du pays. Ajoutons à cela que les principes paneuropéens prônent dans le texte un œcuménisme où se mêle christianisme, judaïsme et Islam pour l'Europe. C'est par définition l'objectif même du mondialisme de créer une purée spirituelle digne de Vatican II qui n'est autre que 1789 (autre étape décisive du mondialisme) dans l'Eglise.

Quand Marine le Pen condamne avec raison la loi Giscard-Pompidou de 1973 obligeant la France à s'adresser à des acteurs privés pour se financer moyennant des taux d'intérêts prohibitifs, nous rappelons que l'employé Georges Pompidou à la Banque Rothschild était le trésorier de... la Paneurope France dans les années 1960[9]. Que cette même Paneurope organisait en 1966 son Xè Congrès appelant à la mise en place d'une monnaie unique avec comme participant Valéry Giscard d'Estaing[10]. Alors, pourquoi s'entêter à vouloir créer une Union paneuropéenne qui n'est qu'une autre branche du mondialisme au même titre que le luthéranisme et le calvinisme sont des branches distinctes reposant sur un socle commun : le protestantisme. C'est soit de l'ignorance soit de la bêtise. Après la mort d'Otto de Habsbourg en juillet 2011, président de la Paneurope, la mémoire de celui-ci a été saluée par des hommages appuyés de la part du FN ce dont on ne peut que s'affliger[11]. Un véritable défenseur de la culture européenne ne peut pas se référer aux principes véhiculés par la Paneurope qui sont d'esprit messianique.

Qu'attendent les dirigeants du Front National pour dénoncer la Fondation franco-américaine (FAF, French-American Foundation)[12] financée par les oligarques du monde entier[13]. Recrutant après sélection des « Young Leaders » appelés à occuper des postes élevés, on trouve dans la liste des heureux élus français[14] : François Hollande, Arnaud Montebourg ou encore le porte-parole du parti socialiste Pierre Moscovici au même titre qu'on trouve sa consoeur Young Leader, Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy. Rappelons aussi la présence d'Emmanuelle Mignon au côté de Sarkozy membre de son équipe de campagne. Qu'attend le FN pour dénoncer l'UMPS où l'on retrouve ces atlantistes des deux côtés de la barrière ? Imaginez Marine le Pen dénonçant lors d'une émission de grande écoute la Fondation franco-américaine, ses buts (le grand marché transatlantique) et les personnes recrutées dans le cadre des Young Leaders. Cela serait une parfaite démonstration de la collusion entre ces deux partis et nous pouvons penser que des Français largement ignorants de ces faits commenceraient à se poser de légitimes questions. Pourquoi ne le fait-elle pas ?

Le 16 février 2012, dans les locaux du Parlement européen, un grand événement a eu lieu : la création d'un Parlement juif européen[15]. A notre connaissance, les dirigeants du Front National n'ont pas évoqué et condamné l'existence de ce parlement[16]. Le FN toujours prompt à condamner le communautarisme musulman n'a rien dit au sujet du parlement juif européen qui est un magnifique exemple de communautarisme au profit d'une minorité de 3 millions de juifs européens. Comme le dit d'ailleurs avec clarté un des vice-présidents de ce parlement, Joël Rubinfeld, « Le Parlement juif européen a pour vocation de rassembler et coordonner les voix des communautés juives à travers le continent européen »[17]. Comme communautarisme, on ne fait pas mieux. Imaginez la création d'un Parlement musulman européen, nous aurions tous les dirigeants du FN à brailler avec raison leur indignation.

Au vu de ces quelques exemples, on peut largement douter de la vocation du FN à défendre les intérêts nationaux et classiques de la France hérités du baptême de Clovis. Dire que Marine le Pen est « la candidate la plus antimondialiste ou la moins mondialiste » n'a pas de sens. Au même titre qu'on a le sida ou qu'on ne l'a pas, on est mondialiste ou on ne l'est pas. Le socle des références doit être sans taches. Qu'on soit obligé ensuite par habilité et/ou prudence de mesurer ses propos, cela se comprend. On appelle cela la tactique. Cependant, les référents de base doivent être du granit. Alors, face à la vacuité politique et aux mirages représentés par certaines personnalités, faisons la grève du vote afin de laisser tourner la machine électorale à vide. Le système qui se drape sous les faux oripeaux du peuple souverain, alors que le vrai pouvoir se situe au sein de l'oligarchie, se retrouverait nu incapable de se réfugier derrière le faux nez de la démocratie qu'il manipule sans vergogne. Pensons au film « Invasion à Los Angeles »[18] où le héros arrive à détraquer la machine imposée par le système. Il détruit l'appareil qui permettait de conserver les apparences humaines aux agents chargés de soumettre l'humanité. Sa destruction permet de voir la réalité et de distinguer les humains des monstres. Ne serait-il pas possible de détraquer le système en s'abstenant. Personne ne se présentant dans les isoloirs, l'artifice voulu par le système disparaîtrait et, dans ce cas, nous verrions le comportement de nos bourreaux obligés d'agir à découvert. Il va de soi qu'un peuple entier entrant en rébellion prêt à faire passer un très sale quart d'heure aux dirigeants suprêmes agirait véritablement au service de la salubrité publique !

Notes :

[1] http://www.rue89.com/rue-des-erables/sarkozy-decore-desmarais-son-riche-et-discret-ami-canadien

[2] http://www.mecanopolis.org/?p=25254

[3] http://eeas.europa.eu/us/index_fr.htm

[4] http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/politique-etrangere/notre-politique-etrangere/

[5] Alliance dénoncée par l'Allemagne qui a conclu le 27 février 2004 « L'alliance germano-américaine pour le XXIè siècle : http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,288388,00.html

[6] Voir l'excellent livre d'Anne-Marie Saint Gille « La Paneurope », Editions Presses de l'Université de Paris Sorbonne, 2003, page 128 et suivantes.

[7] http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/10/Discours-de-Siegber-Alber.pdf (voir aussi les autres pièces d'archives à partir de l'article publié sur Mecanopolis : http://www.mecanopolis.org/?tag=ethno-regionalisme

[8] http://de.paneuropa.org/index.php/pan/geschichte

[9] http://www.paneuropa.org/fr/intro.html

[10] La paneurope, op. cit, p. 366.

[11] http://www.nationspresse.info/?p=138044

[12] http://www.french-american.org/

[13] http://www.frenchamerican.org/current-supporters

[14] http://www.french-american.org/files/liste-yl-fr-81-10.pdf

[15] http://www.mecanopolis.org/?p=24996

[16] Si cela s'est fait ... quelle discrétion.

[17] http://www.rubinfeld.be/publications/articles/269-cent-vingt-elus-au-premier-parlement-juif-europeen

[18] http://www.youtube.com/watch?v=ClyFbJmTwP8

 

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Voter ou non - 2ième partie

 

 

La crise géopolitique, la crise financière, monétaire, économique, la fin de l’Etat-nation, l’apostasie de Rome, les bouleversements sociaux, écologiques, l’abandon des concepts fondamentaux du droit international, etc., n’arrivent pas inopinément. Il s’agit désormais de faire sauter les fondations de l’édifice de l’ancien système pour imposer les fondements du nouveau système : un Nouvel Ordre Mondial.

Ce qui est enclenché ira à son terme, quel que soit celui qui habitera l’Elysée. A moins d'une prise de conscience des peuples et une révolte des nations...

 

L’illusion démocratique: l’élection… non sens démocratique

Malgré leurs origines démocratiques, les élections représentatives ne sont plus que le moyen par lequel un peuple se décharge de ses responsabilités au profit d’une véritable caste. Cette oligarchie y trouve sa légitimité et entretient les mirages politiques qui masquent l’état alarmant de nos sociétés. Ces constats de plus en plus évidents nourrissent le cynisme, mais ils sont aussi un appel pour que les populations rompent avec un mode de vie apathique et retrouvent les sources de la démocratie à venir.

Les élections représentatives sont évidemment un héritage historique : désigner ses propres dirigeants est un acte suffisamment rare dans l’histoire pour le reconnaître. Mais cela ne peut qu’encourager à dénoncer ses limites graves, comprendre son délitement et admettre que la dramatique situation actuelle nécessite une réappropriation de nos racines démocratiques.

Car la « démocratie représentative » a été voulue, pensée et pratiquée dès ses origines pour s’opposer à l’expression du peuple : elle a été conçue volontairement pour que seule une petite élite professionnelle au mandat indépendant décide à la place d’une population devant rester passive. Les élections sont historiquement la marque de l’oligarchie, où un cercle étroit de « personnalités » décide pour tous [1]. Ce que l’on cherche à faire passer pour le principe même de la démocratie n’est donc qu’un compromis passé entre la tradition aristocratique et les poussées démocratiques – la Vième république étant même régression vers la monarchie. Mais bien plus, le vote électoral ne peut avoir de sens que s’il est inscrit dans une société animée par de multiples pratiques démocratiques ; sinon, il n’est qu’une mascarade. Elire des représentants est d’une profonde absurdité quand ceux-ci ne sont plus tenus ni par leurs propres engagements ni par les lois de la république ; quand les débats d’idées sont déclarés advenus sans avoir jamais existé, ne serait-ce qu’entre eux ; ou quand les seules réformes conséquentes ne font qu’accentuer le long effondrement de nos sociétés, comme la corruption qui est devenu notre régime social. Les conditions dans lesquelles l’élection pouvait encore avoir un sens ont aujourd’hui quasiment disparues comme disparaissent tous les traits démocratiques hérités que notre époque piétine.. Dans son fondement, mais aussi dans les conditions actuelles, la « démocratie représentative » est non seulement une mauvaise solution, mais bien plutôt le centre du problème.

Elire un représentant donne l’impression d’intervenir dans la vie politique. Ce qui pousse à glisser un bulletin dans une urne, c’est la volonté d’avoir prise sur une société qui semble devenir folle et dont l’évolution devient de plus en plus hors de contrôle de la population. Celle-ci est alors libre de sanctionner la caste dirigeante qui a œuvré sans interruption durant tout son mandat sans que les problèmes fondamentaux en soient diminués – bien au contraire.

Car le « citoyen votant » ne peut au mieux aujourd’hui que protester a posteriori contre les politiques menées, en corriger les excès après-coup et éventuellement essayer de faire défendre ses droits menacés. Il plébiscite alors d’autres candidats, qu’il doit supposer mieux intentionnés et moins corrompus ; il doit pour cela fermer les yeux sur le passé des clans politiciens auxquels ceux-ci appartiennent. Mais il faut surtout, pour élire un représentant, faire comme si des choix importants existaient, et comme si des projets différents pouvaient être effectivement mis en œuvre, ce qui n’est évidemment pas le cas : les grandes lignes des orientations sont imposées par la course mondiale du capitalisme, par l’intermédiaire de ceux qui détiennent les finances, la force ou l’influence : les diktats du FMI ou de la Banque Mondiale en sont les traits saillants, et impliquent le lobbying, la corruption et les maffias, broyant tout prétendant de bonne foi [3]. L’importance que la population accorde aux élections montre aussi bien qu’elle veut décider que le fait qu’elle ne décide officiellement jamais de rien. Et pour cause : les oligarques aux commandes, les éternelles luttes de factions qui s’y déroulent clandestinement, les négociations permanentes qui s’y mènent secrètement, forment un monde à part, un milieu où chacun est coopté par un confrère du même acabit, une sphère totalement déconnectée des réalités complexes du quotidien de chacun.

L’oligarchie dirigeante ne cherche que ses propres intérêts, son propre maintien, que viennent régulièrement légitimer les « consultations électorales ».

Vouloir « éviter le pire » en donnant sa voix à un candidat c’est comprendre que des dangers réels et profonds sont en train de ravager nos sociétés, et qu’aucun « responsable politique » n’a de projet crédible qui puisse mieux faire que de contenir ces fléaux pour gagner du temps jusqu’à une prochaine fois. Mais c’est surtout refuser de voir que les cliques dirigeantes et leurs appareils participent activement à ce délabrement, et y participer.

Car ce qui a pu faire de l’occident un modèle mondial légitime est en train de s’effondrer ; les libertés se restreignent à un minima qui recule régulièrement, les droits sont peu à peu rognés secteur par secteur, la notion de devoir et de responsabilité semble disparaître à tous les échelons, la vie en société même devient une gêne nécessaire pour les petites affaires personnelles de chacun. La course techno-économique assèche les hommes et les savoirs, accélérant les multiples ségrégations, dressant chacun contre tous dans une course sans fin ; la peur se mue en seconde nature en contaminant tous les rapports humains [4]. Les idéologies les plus néfastes prolifèrent, au grand jour ou en sourdine. Aucune issue ne semble exister aux catastrophes écologiques qui s’annoncent comme des certitudes. Et tous les pays du monde, hypnotisés par cette puissance instrumentale, semblent suivre le même chemin. Placer ses espoirs dans quelques oligarques revient à se voiler la face : tout le monde sait parfaitement qu’il s’agit de se décharger à bon compte d’une décomposition sociale qui exigerait un engagement durable de tous. Cette déliquescence de ce qui rend une société vivable ne sera jamais affrontée en en confiant la gestion à qui que ce soit, fût-il énarque. Les « élus » l’évoquent pour en masquer l’ampleur et pondent des mesures de détails, tandis que les opposants la dramatisent en attendant leur tour. Ces carriéristes cyniques transforment les idées en appâts pour acheter le consentement, mais l’utilisation des mots n’engage plus à aucun acte. Les bavardages des politiciens occupent la place des véritables délibérations qui devraient avoir lieu au sein des populations et leur novlangue [5] se propage à tout langage qui permettrait de se comprendre [6]. De cette confusion généralisée et impalpable surgit alors le besoin d’une solution magique, d’une personnalité providentielle qui résoudrait tout, enfin : une communauté d’adultes devient une bande d’individus infantilisés.

La politique établie dépolitise en éludant les enjeux fondamentaux de notre époque, détournant l’attention de chacun, effritant le sens des choses : elle approfondit le malheur de tous, scrutin après scrutin.

Ces scrutins électoraux constitueraient le seul moyen d’expression où existe un sentiment collectif, comme les manifestations sportives. La société est tellement divisée, rendue anonyme, atomisée [7], qu’elle ne semble exister qu’à ces moments où chacun est sommé de s’identifier à des représentants qui se vendent comme des produits et font de la politique un spectacle.

La destruction méthodique des cultures de chacun et des projets collectifs fait que les seuls garants apparent d’un bien-être collectif ne sont plus que d’insipides figures médiatiques. Elles-mêmes sont des hommes-marchandises promus par des partis-entreprises selon des stratégies commerciales vendant des programmes-emballages et des sondages-marketing qui martèlent des mots-slogans. L’opinion publique y est traitée comme un marché de consommateurs sensés être séduits par un matraquage organisé d’images standardisées : la volonté générale n’est plus que clientélisme, le citoyen est devenu une chair à urnes. L’industrie médiatique arrive à faire passer cette foire généralisée où toutes les questions sont pré-machées et les réponses pré-digérées pour l’expression authentique d’un peuple [8]. C’est évidemment une guerre déclarée contre les résistances informelles et banales de chacun, et les mouvements sociaux qui se succèdent et qui freinent les délires d’un système suicidaire clos sur lui-même. L’inventivité des gens, la création d’idées fécondes, le jaillissement de propositions nouvelles, le travail de pratiques singulières, se manifestent à ces moments-là, mais également tous les jours où les questions sont formulées, posées et travaillées par les gens eux-mêmes. Une campagne électorale polarise les discussions populaires autour des bulletins de vote, des chicanes de sérails, des faux problèmes : le débat et la délibération sont confisqués et totalement biaisés. L’électeur est un citoyen sans cité : aucune agora n’existe qui ne soit désamorcé, simulacre, piège. La sphère publique est le domaine réservé du personnel politique et de ses affaires privées. Alors que la formulation d’une opinion élaborée exige des informations fiables, des délibérations fréquentes, des actes engageants, ce travail de citoyen est véritablement clandestin : l’oligarchie demande une collaboration mystificatrice, une reddition sans condition. Les élus sont censés incarner la tendance d’un peuple, mais ils la simplifient, la formatent, la mutilent pour que les intelligences multiples correspondent à leurs impératifs. Jamais une personne, ou même une assemblée, ne pourra représenter la société en miniature : les débats sur la parité ou les quotas rappellent que la pluralité extraordinaire qui constitue une collectivité n’est pas réductible sans éliminer, éternellement, la quasi-totalité de la population. Chercher à « équilibrer » la diversité des propriétaires du pouvoir n’est qu’aménager la dépossession. Aucun discours de bureaucrate, aussi larmoyant soit-il, ne pourra jamais rivaliser avec l’expérience intime de chacun. Qu’un individu puisse s’informer, parler, décider à la place d’un autre est une étrangeté peu compatible avec un projet démocratique, sinon avec la réalité [9].

Le fonctionnement électoral contraint la société à rentrer dans ses catégories ; il n’exprime pas la singularité d’une population, il organise son atomisation pour asseoir sa domination.

Le vote régulier est compris comme la seule action politique possible, alors qu’il est traversé par une contestation rampante. Il agit donc plutôt comme le verrou principal aux véritables passions démocratiques, qui peinent à trouver d’autres terrains pratiques et à retrouver une histoire méconnue avec laquelle il conviendrait pourtant de renouer.

Car un malaise profond et grave grippe depuis longtemps la machinerie électorale : la désertion des partis, l’usure instantanée du pouvoir, la dispersion des voix, la volatilité des choix individuels, l’omniprésence du vote sanction ou « anti-système », l’abstention, les bulletins blancs et nuls, la non-inscription sur les listes, etc… sont omniprésents et servent de créneau aux démagogues qui postulent à leur tour. De fait, il n’y a plus guère que l’inoculation de peur à haute dose pour discipliner les comportements « démocratiques » et forcer le peuple à correspondre aux attentes de la clique aux commandes… Aller voter, c’est d’abord manifester cette terreur sourde et lucide d’être victime des mécanismes aveugles qui excluent des populations entières du système actuel. Mais cette « crise de la représentation » est bien sûr un refus fort, même s’il est confus, des traits les plus inadmissibles et les plus répandus de ce système : l’inégalité politique. Cette juste colère ne trouve pas d’expression politique dans un espace quadrillé par la délégation et la vacuité du langage ; cette asphyxie provoque un nihilisme actif. Et pour cause : la confiscation et le monopole du pouvoir et de la parole publique sont des phénomènes tellement étendus et inscrits en chacun qu’aucune solution simple ne viendra les résoudre [10]. Pourtant depuis son apparition , il y a plus de deux siècle, le système représentatif a été la cible de tous les mouvements d’émancipations, qu’ils soient ouvriers, anti-colonialistes, féministes, étudiants, régionalistes ou écologistes. Chacun à leur manière ont inventé des fonctionnements nouveaux : des mandats impératifs et révocables pour tout « élu », le tirage au sort pour désigner des délégués, des assemblées délibératives et souveraines, une rotation des tâches, et des analyses permanentes pour éviter la division sans cesse renaissante du travail politique. D’innombrables tentatives eurent lieu pour instituer une démocratie radicale qui s’organise sur l’exercice du pouvoir par tous et non sa délégation au profit que quelques-uns, qui repose sur la passion politique et non sur le repli sur soi, et qui exige du citoyen non qu’il donne sa voix mais qu’il prenne la parole. Les principes de l’égalité politique n’ont jamais été aisés à mettre en pratique, à l’échelle d’un groupe [11] comme à celle de la planète [12] ; ils sont le début des problèmes véritables. Mais l’histoire oubliée est riche de telles créations humaines, qu’il s’agisse de moments révolutionnaires où se sont créées des assemblées populaires souveraines (France 1789, Russie 1917, Catalogne 1936, Hongrie 1956, …) ou de cités entières pratiquant des formes directes de démocraties (la Grèce antique, l’Italie de la Renaissance, …). Ce sont, aujourd’hui, les mouvements sociaux qui, partout dans le monde, cherchent à tâtons d’autres modes d’organisations. Ces pratiques demandent un changement complet dans les habitudes actuelles, une critique qui ne reconnaît de limite qu’en elle-même : le spectre du totalitarisme rôde là où le pouvoir, visible ou non, s’exerce sans paroles vraies, dans le silence et le bruit.

La recherche éperdue de pouvoir et la quête illimité de profit sont les deux faces d’un même un rêve de puissance dominatrice. La destruction de l’environnement, l’asservissement des individus et l’aliénation de nos sociétés ne sont ni une fatalité ni des maux nécessaires : ils représentent notre incapacité commune à définir un projet qui reprendrait le principe d’émancipation individuel et collectif pour tous les peuples. Une telle volonté d’autonomie poserait alors des limites claires à l’exercice du pouvoir de tous, comme elle prônerait une sortie du salariat et une égalisation des revenus. Elle exigerait évidemment que les populations cessent de fuir leurs responsabilités dans la consommation, le conformisme et le divertissement.

Notes

[1] Manin.B, 1996 ; « Principes du gouvernements représentatif », Flammarion

[2] Moses I.Finley, 1976 ; « Démocratie antique et démocratie moderne », Pbp

[3] Maillard.J, 1998 ; « Un monde sans loi », Stock

[4] Maurin.E, 2004 ; « Le ghetto français », Seuil

[5] Orwell.G, 1948 ; « 1984 », Seuil

[6] Castoriadis.C, 1996 ; « La montée de l’insignifiance » Seuil

[7] Riesman.D, 1964 ; « La foule solitaire », Dunod

[8] Brune.F ,1996 ; « Les médias pensent comme moi », l’Harmattan

[9] Rosanvallon.P, 1976 ; « L’âge de l’autogestion », Seuil

[10] Mendel.G, 2006 : « Pour une histoire de l’autorité », la Découverte

[11] Lapassade.G, 1966 ; « Groupes, organisations, institutions », Anthropos

[12] Fotopoulos. T, 2002 ; « Vers une démocratie générale », Seuil

Source : http://anarsonore.free.fr

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16 avril 2012

VOTER OU NON ? 1ière partie

 excusez-moi[1]

  

PAS EN MON NOM !

- Si une action peut être entreprise et porter ses fruits, cette action n’est pas celle de voter.

Si nous voulons influer véritablement sur le cours des événements et utiliser notre libre arbitre, un long travail de recherche, d’exploration et de compréhension de ce qu’est notre monde et comment fonctionne notre « civilisation » est à entreprendre. Ceci en premier lieu pour sortir des conditionnements du « prêt à penser », afin de voir au plus prêt la vérité des faits, au-delà des idéologies plus ou moins imposées. Et en second lieu, pour être en mesure de poser des actes qui soit en accord avec la compréhension acquise, et donc avec notre conscience.

- Si je comprends bien ce que tu laisses entendre, tu n’iras pas voter ?

- Voyons les choses comme elles sont : il s’agit d’élire nos « dirigeants ». Je n’ai pas l’impression d’avoir besoin d’être « dirigé », et encore moins par des gens qui affichent une éthique et une morale inférieures à celles que j’aspire à mettre en œuvre dans ma propre vie !

- Oui, dans une « civilisation » digne de ce nom, les « élites » dirigeantes devraient être des êtres remplis de sagesse, de discernement et d’empathie, et dont le seul but serait de favoriser, en fonction des circonstances, le développement social, économique et spirituel des peuples qui leur ont donné ce mandat.

- Il est clair que nous sommes bien loin de cet idéal !

- L’Empire, comme appelle Alain Soral les puissances occidentales affiliées à l’OTAN, cherche des prétextes pour entrer en guerre contre la Syrie et l’Iran. Selon toute vraisemblance, plusieurs candidats à l’Elysée donnerait leur aval pour ces guerres le cas échéant. (Comme d’ailleurs plusieurs ont approuvé l’intervention en Lybie : Ils y ont semé le chaos, et maintenant il germe, et porte déjà ses fruits de destruction, de souffrance et d’injustice(1). Mais qui se préoccupe encore de ce qui se passe dans ce pays ravagé et désormais divisé  qu’était la Lybie, l’un des pays au niveau de vie le plus développé d’Afrique…Mais la « démocratie » occidentale est passée par là !).

Si donc vous votez pour ces candidats fauteurs de guerre , vous votez pour le largage de bombes à l’uranium appauvri sur un pays de 74 millions d’habitant (je parle ici de l’Iran),dont un quart d’entre eux sont âgés de moins de 14 ans, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes risquent de mourir et sans doute des milliers d’autres risquent d’être affectées par des mutations génétiques qui provoqueront des malformations à la naissance et  une prolifération de cancers pour les générations futures !

Vous voulez donner votre accord à CELA par votre bulletin de vote ? Vous voulez cautionnez et vous rendre complice du massacre de populations civiles ? Si oui, alors votez pour ces candidats, et quand l’heure sera venue, suivez au journal de 20h le spectacle pyrotechnique des frappes « chirurgicales » et les assassinats ciblés par drones interposés… tuer et piller… avec votre aval, donc en votre nom, puisque vous avez mandaté ces hommes en vous prononçant pour eux !

(1) Une vague de violences s’est abattue contre les populations noires de Libye. « On tue des noirs, on égorge des Noirs » a dénoncé le président de la commission de l’Union africaine Jean Ping;

A0_544[1]

OBAMA - SARKOZY - CAMERON et le CNT libyen sont les responsables de ces exactions.                                                                                

                                 

 democracy_will_come-01-99a94[1]    otan-3-5ed9c[1]

Eh bien non : PAS EN MON NOM !

 

Posté par jmaime à 10:01 - PETIT DIALOGUE ENTRE AMIS - Commentaires [0]

07 avril 2012

L' ECLAT D' OR

 IMG_5799b photo JMM

Dans le carnage de nos mémoires   

des court circuits s’agitent et 

tremblent sous nos peaux intérieures.   

S’écroulent alors les bastions muqueux

de nos idéaux de sable

réassurer la prise au large de nos défaillances

remonter le fleuve de sang et

oser regarder l’origine sans ciller. 

Oh Dieu nos braises rougeoient encore sous la cendre  

tout ce que nous avions patiemment endigué

soudainement expulse les sombres avaries 

et dans les lézardes du mur de nos pensées

l’éclat d’Or enfin…

                    JMM

Posté par jmaime à 22:27 - JM expressions - Commentaires [0]

05 avril 2012

PETITS DIALOGUES ENTRE AMIS - 3

 IMG_1958

SORTIR DU SYSTEME...

- Quand commence vraiment le processus d’éveil ?

- Quand l’on prend enfin conscience que l’on est trompé, que les autorités extérieures nous trompent, et que l’on décide enfin de se prendre en charge. Cela se passe quand on commence à voir les choses telles qu’elles sont et que bien des « croyances » s’écroulent. Il faut une volonté libérée des incertitudes et des craintes et un cœur qui désire la vérité. Si l’on manque de confiance dans la toute puissance de notre âme-esprit, si l’on préfère s’en remettre à des autorités extérieures, comment espérer aller au-delà de l’impasse dans laquelle nous sommes bloqués.

Tu vois, la vraie spiritualité est une subtile alchimie intérieure qui découle d’une aspiration sincère pour le divin. Les êtres vivants captent et émettent des rayonnements en permanence. La spiritualité transcendante est la faculté du cœur et de la conscience à se rendre réceptif à des rayonnements provenant de sphères supérieures dépassant les limites terrestres, sphères n’ayant rien à voir avec les domaines de l’au-delà.

- Le système dans lequel nous sommes immergés agit comme un frein face à cette capacité d’éveil qu’a potentiellement chacun. Ne faut-il pas d’abord améliorer le système ?

- Non, le système poursuit d’autres buts et jamais il ne s’alignera sur des buts transcendants, du moins pas en l’état actuel. Inutile de vouloir le changer, il faut au contraire en sortir, s’en désolidariser. Quand cette compréhension est acquise, tu en es potentiellement affranchi. Tu ne perds plus d’énergie à lutter contre ou  tenter de le réformer. La civilisation actuelle n’est pas réformable. Elle est ce qu’elle a toujours été, à savoir destructrice de la nature et négatrice de l’âme, et cela l’a conduit à sa chute inéluctable. Alors pourquoi dépenser autant d’énergie pour sauver et améliorer ce qui s’oppose radicalement aux lois universelles, qui nie les dimensions supérieures et viole les lois naturelles ? Pourquoi s’obstiner à servir un ordre temporel qui n’offre que désillusions, souffrances et injustices ? Voilà la question que nous devons nous poser.

-Mais il y a bien des bénéficiaires de ce système, non ?

- Effectivement, cette civilisation planétaire est au service de hiérarchies inférieures qui exploitent l’humanité. C’est un vaste sujet qui mérite d’être développé et que tout vrai chercheur doit aborder en profondeur, et avec patience, détricoter la trame de la Tromperie fil après fil. Des chercheurs et des voyants ont mis à jour ceux qui se cachent derrière le rideau. Il faut prendre connaissance de leurs travaux, et développer notre compréhension des choses cachées.

- Chacun est donc invité à « voir en lui-même » l’unique porte de sortie, et ensuite aider les autres à y « voir clair »…

- Oui, ce sont les seules choses à faire. Dans l’idéal, on peut rêver d’une civilisation hautement morale et œuvrant à la réintégration des êtres sur la dimension divine, mais le contexte actuel est autrement difficile n’est-ce pas, et tout est fait pour bloquer l’éveil des âmes mûres ou les orienter sur des voies trompeuses sans issues. Les êtres humains sont et seront manipulés pendant des temps infinis tant qu’ils continueront à se laisser séduire par le chant des sirènes qui nous promettent un monde meilleur. Cela ne serait qu’une bonne blague si ce n’était aussi dramatique pour l’âme exilée. C’est pourquoi il faut prendre du recul, ne plus prendre parti, mais plutôt s’efforcer d’entrer dans un revirement total : il nous faut chercher la voie qui nous mènera vers une vie nouvelle.

- Et avec une radicalité absolue, les tièdes ne pouvant vraisemblablement aboutir, comme nous prévient l’écriture sainte…

  merci à J.L.

 

Posté par jmaime à 19:11 - PETIT DIALOGUE ENTRE AMIS - Commentaires [0]

30 mars 2012

Anarchie véritable (2)

 

PETIT DIALOGUE ENTRE AMIS

- On avait commencé à parler d’anarchie, un thème « explosif » !

- Tu ne crois pas si bien dire, mais pas dans le sens où tu le sous-entends. Quelqu’un qui travaille à ouvrir en lui un espace ‘libre’ élargit sa vision, et les cadres rigides qui bornaient sa conscience explosent. Mais nous y reviendrons.

- Parles-moi du lien entre anarchie et christianisme…

- Il faut bien comprendre que le principe de base de toute société égalitaire est l’individu en qui le principe divin est actif, qui a manifesté en lui la Liberté absolue.

Tous les grands maîtres spirituels ont insisté sur cette liberté intérieure, cette indépendance d’esprit qui doit être la marque d’un véritable chercheur.

Soi-autonomie et soi-autorité  sont donc des principes qui sont à la base de l’idée anarchiste et qui doivent être mis en œuvre dans notre vie.

                          L’idée de communauté vue par un anarchiste est un lieu où toutes les différences d’origine, de culture, de mode de pensée, bref tout le conditionnement généré par la société, l’hérédité, le Karma, s’efface devant l’unicité de celui qui nous a réunis autour de lui et en lui : Christ.

                            Au cours des temps, nombreux sont ceux qui ont appliqué les principes de la société anarchiste et ont ainsi formé des communautés où la propriété individuelle n’existait pas, où il était donné à chacun selon ses besoins dans le cadre d’une égalité parfaite entre tous les membres.

Nous connaissons la Fraternité des Esséniens, dont les participants donnaient tous leurs biens à la collectivité avant d’être admis, mais également de nombreuses communautés chrétiennes ont vu le jour et ont prospéré avant de tomber sous les coups de l’Etat et de la Religion qui ne pouvaient accepter que de tels groupes se libèrent de leur joug.                       

En effet la recherche de la liberté, intérieure et extérieure, a toujours été le leitmotiv des chrétiens comme des anarchistes.

Il a d’ailleurs existé un courant anarcho-chrétien dont l’un des plus fameux représentants fut Léon Tolstoï  qui souhaitait mettre la Bible en pratique dans sa vie quotidienne et non pas seulement en parler.

              

Un précurseur de la pensée anarchiste moderne fut au 19ème siècle Max Stirner. Il dressa, dans son ouvrage

« L’Unique et sa Propriété », un tableau sans concession de la société dans laquelle il vivait, et qui est toujours d’actualité. Il dévoilait que les véritables motivations cachées des hommes : l’amour, le désintéressement, le loyalisme etc…, ne sont que des travestissements de l’égoïsme ; la piété du croyant et le souci de légalité du bourgeois n’étant que des procédés par lesquels l’un exploite son Dieu, et l’autre l’Etat.

Si l’on compatit à l’infortune du volé et que l’on applaudit au châtiment du voleur, c’est que nous pourrions en être victime, si l’on soutient les victimes d’un tsunami, c’est parce que nous aurions pu nous trouver sur cette plage.

Les rebelles qui bravent toutes les convenances inventent un nouveau conformisme, une mode aux codes très stricts. Puis, avec l’âge, ils rejoindront le rang, s’y conformant par leurs pensées et leurs actes.

                             Mais après ce sombre constat, Max Stirner affirmait que c’est la destinée du prisonnier d’un corps de devenir un jour un esprit bienheureux : « tout ce qui se montre à toi n’est que le reflet de l’Esprit qui l’habite, une apparition spectrale ; le monde entier n’est qu’une fantasmagorie derrière laquelle s’agite l’Esprit ».

 Et pour réaliser cette destinée, l’homme doit, comme Archimède qui disait « donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde », rechercher ce point d’appui en dehors du monde connu : c’est le monde de l’Esprit, à la fois transcendant et immanent.

S’assurer le Ciel, s’assurer le point d’appui céleste, c’est la seule véritable libération.

- Mais les anarchistes n’ont-ils pas la réputation d’être des pourfendeurs de religion ?

- Cette idée procède d’une compréhension erronée. En effet ce que ces hommes condamnaient, ce n’était pas l’idée de Dieu, mais la religion exotérique créée par les hommes.

Tolstoï était profondément chrétien, mais dans une de ses nouvelles, il attribue la création de l’Eglise à un diable serviteur de Satan qui rappelle à son maître que l’invention de l’infaillibilité a permis de tuer des millions de gens, dont des hommes et des femmes qui vivaient l’enseignement de Jésus Christ en Vérité et qui auraient pu menacer son existence.

 Nous citons :

« L’homme doit se dévouer à une grande cause, à une grande idée ! C’est par exemple la gloire de Dieu, pour laquelle d’innombrables victimes ont cherché et trouvé la mort ; c’est le Christianisme qui a trouvé des martyrs prêts au supplice ; c’est cette Eglise hors de laquelle il n’est pas de salut, si avide d’hécatombes d’hérétiques ; c’est la liberté et l’égalité, dont les sanglantes guillotines furent les servantes. »

                            Ce courant libertaire a réalisé que pour fonder une société libre, chaque membre devait posséder la liberté intérieure.

Le religieux a pratiqué toutes sortes de mortifications pour arriver à embrasser le suprasensible. Mais ce que l’on mortifiait n’était que l’homme matériel, la conscience commune qui est inapte à concevoir le divin.

Si l’homme veut embrasser la Vérité, il doit commencer par devenir autre qu’il n’est et par devenir lui-même aussi vrai que la Vérité.

                            

                    Le citoyen qui s’est battu pour se libérer de la Royauté est tombé sous la coupe de la Loi révolutionnaire. La démocratie actuelle donne l’illusion de la liberté au citoyen tout en organisant sa vie afin qu’il n’ait pas le loisir de réfléchir à sa condition, ce qui pourrait l’amener à contester ce mode de fonctionnement. Les études, le travail, les besoins artificiels créés afin de fournir un but à atteindre durant toute sa vie, la télévision qui devient omniprésente, Internet, occupent l’esprit et suppriment la pensée individuelle…

                            Une autre arme pour maintenir l’humanité dans l’asservissement est la peur : la peur de la mort, celle de ne pas pouvoir obtenir ce que l’on désire et celle de perdre ce que l’on a, peur de la maladie, de la souffrance, de l’enfer…

« Les gens perdraient tout respect si on ne les forçait pas à avoir peur », disait l’épouvantail au Chat Botté. Et Machiavel affirmait que « celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leur âme.

                            La peur fait partie du Grand Jeu pour affaiblir l’individu, pour le pousser dans les bras protecteurs d’une entité supérieure :

Dieu, la Religion, l’Etat, la Communauté… Elle est alimentée en permanence par les autorités de ce monde : suivez nos préceptes ou vous irez en enfer, obéissez à nos lois ou ce sera le chaos…

                             L’Etat laisse autant que possible les individus jouer librement pourvu qu’ils ne prennent pas leur jeu au sérieux et acceptent toujours sa férule.

                            Il ne poursuit jamais qu’un but : limiter, enchaîner, assujettir l’individu, le subordonner à une généralité quelconque. Il le façonne afin qu’il soit un pilier de sa société. Aussi, quiconque veut être soi-même, réaliser le but suprême rendu possible de par sa filiation divine, est, De Facto, un adversaire de l’Etat. L’anarchiste est lui-même le gardien de son humanité, et la seule chose qu’il demande à l’Etat, c’est de s’ôter de son soleil.

                            C’est pourquoi toutes les communautés authentiquement spirituelles, qu’elles soient gnostiques, chrétiennes ou autres, ont toujours été considérées comme un danger par le pouvoir qui s’allie alors avec la religion en place pour éradiquer ces tentatives de libération intérieure qui se manifestent par une vie libre de toute autorité (voir l’anéantissement des Cathares au Moyen Age).

                    Et lorsqu’un personnage atypique comme Akhenaton en Egypte ou Akbar en Inde ont laissé se répandre la Religion authentique, et l’ont même encouragée, ils ont vite été annihilés par ceux qui détenaient le pouvoir temporel, politique ou religieux.

Est-ce folie que de souhaiter parvenir à la liberté totale ? Il s’agit au contraire de la seule réalité existant dans ce monde, c’est beaucoup plus réaliste que de poursuivre des fantômes dans la vallée de la mort !

                             La vocation de l’Anarchisme et du Christianisme est nécessairement d’émanciper et de libérer les humains, tous les humains, et de leur rappeler qu’ils doivent se comporter en hommes libres :

Ni Dieu, Ni Maître !

Pas de Dieu extérieur que l’on adore et dont on attend tout, et pas de représentation intérieure d’un être supérieur. Pas de Maître à qui l’on doit obéissance absolue et pas de principe rigide qui va conditionner toute la vie.

Tolstoï s’exclamait : Dieu est mort, vive le Christ !

Le véritable Dieu, c’est l’Esprit dans l’homme, chacun reconnaît en lui-même un esprit libre.    

Il nous faut alors rejeter les dieux et maîtres que nous avions créés afin de décharger sur eux nos responsabilités.

                             L’anarchisme chrétien se fonde sur la révolution personnelle par le changement de chaque individu et l’application des principes anarchistes et chrétiens dans le présent et non dans l’attente d’un « Grand Soir ». D’un point de vue religieux, il se fonde sur une relation directe et personnelle avec Dieu. Certains conçoivent aussi cela comme la recherche de l’Evangile intégral vécu spirituellement, mais aussi socialement.

 Chacun doit trouver en soi la réponse à la question de Pilate :

« Qu’est ce que la Vérité ? »

La Vérité est la pensée libre, l’esprit libre, la manifestation dans notre microcosme d’un autre état de vie. La Vérité est ce qui est libre par rapport au Moi, ce qui n’est pas le Moi et n’est pas en son pouvoir.

           

          L’homme véritable, libéré de toute conscience égotique, ne peut trouver un état social adéquat à sa propre libération que dans une société théocentrique où l’autorité est de l’ordre du spirituel, à l’image de l’Egypte des Pharaons. Cependant, de même que ce n’est pas l’effacement du Moi que requiert l’ésotérisme chrétien mais sa transfiguration, l’idée libertaire ne vise pas à la négation de l’Etat mais à son rééquilibrage par rapport à la société.

                            Et celui qui a atteint cet état de liberté intérieure qui lui permet d’être un coparticipant à la Sancta Democratio, doit se mettre au service de la collectivité.

                             Dans la Gnose Originelle Egyptienne de Mr Rijckenborg - Tome 1 (p 244), nous lisons : « nous ne tendons pas vers une fraternité au sens étroit du terme, une fraternité que, dans ce monde, on nomme démocratie ; mais nous aspirons au grand amour dont parle Jésus Christ. La manifestation universelle est une unité de groupe magnifique, non pas un groupe tel un troupeau, ainsi que l’envisagent les systèmes totalitaires de l’Eglise et de l’Etat, non pas une unité de groupe par contrainte, mais l’unité de la véritable intelligence en liberté totale, telle la mosaïque des âmes libres, l’unité et la réalité de la septuple lumière parfaite. »

 Et Max Stirner nous en conjure : « Adressez-vous à vous-mêmes, plutôt qu’à vos dieux ou à vos idoles : découvrez en vous ce qui y est caché, amenez le à la lumière, et révélez-vous ! »

 

                                   Beaucoup d’hommes et de femmes ressentent ce besoin de liberté et de vérité que l’on peut qualifier de sentiment anarchiste et réagissent ainsi aux suggestions de la Fraternité Universelle.

                             A ceux qui désirent cette liberté absolue, elle sera accordée. Rien ne pourra les empêcher de l’acquérir, à condition, évidemment, qu’ils parcourent le chemin exigé.

                     De tous pays et de toutes races, ils se rassemblent pour former une Communauté qui sera élevée au-dessus de la corruption des rotations dialectiques, et qui accomplira le miracle de franchir cet abîme qui la sépare de la Patrie perdue. C’est là cette nouvelle Communauté en devenir qu’à en vue la Langue Sacrée, et nous sommes arrivés de nos jours au moment où une race de ce genre doit se former et se manifester dans le monde, afin que tous sachent qu’ils sont appelés à rejoindre la Sainte Démocratie.

 

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L'ECOLOGIE SACREE

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Nous disions que la signification réelle du terme  anarchie  est « respirer ensemble en harmonie ». Cela nous amène à évoquer tout naturellement les règnes de vie que porte notre planète : minéral, végétal, animal et humain, et la nécessité qu’ils ont à vivre ensemble en équilibre et en harmonie, afin que leur évolution respective soit assurée.

Pour cela, une compréhension élevée de ce qu’est la Vie doit se faire jour en chacun et s’exprimer au travers d’une « Ecologie sacrée ».

 

L’ECOLOGIE SACREE

 

Le monde est une grande maison dans laquelle les différents règnes : minéral, végétal, animal et humain doivent vivre, non pas les uns à côté des autres, mais les uns en fonction des autres. Etymologiquement, écologie signifie ‘l’étude de la maison’, d’après les racines grecques ‘oïkos’ et ‘logos’. Sur une spirale supérieure, il est possible de le traduire par un ‘ vivre-ensemble’ dans la lumière du ‘ Verbe de Dieu’ !

L’écologie regroupe dans une vision d’ensemble, toutes les interdépendances de ce merveilleux foisonnement du vivant avec l’environnement. L’homme, grâce à son pouvoir du penser, a toujours cherché les relations de causalité, les lois à l’œuvre à l’arrière-plan du monde dans le but avoué d’assurer l’évolution de son espèce. Il pouvait les aborder de façon mystique dans une démarche d’adoration, ou, ce qui est plus généralement le cas aujourd’hui, de façon scientifique, mais toujours le personnage de l’homme est central : c’est lui qui voit, qui analyse, qui a autorité de décision !

Une vision centrée sur l’homme !

Le christianisme occidental a favorisé cette approche de la relation Dieu – nature - homme. La phrase du chapitre 1 de la Genèse : « L’homme a été créé à l’image de Dieu et a autorité sur la matière » conduit l’homme à se sentir supérieur à la nature, à avoir le droit de la dominer, voire de la maltraiter comme cela est le cas, dans le cadre d’une idéologie de consommation à outrance. Jamais nous n’avons approché d’aussi près, de mémoire d’homme, le point de rupture de cet équilibre si indispensable au développement de la vie.

Pourtant la science, dans son essence, porte en elle une vision plus objective, plus holistique, davantage centrée sur le monde, une vision décentrée par rapport à l’homme. Charles Darwin y a fortement contribué, quand il affirma que l’homme n’était finalement que le cousin du singe, une espèce parmi d’autres. Au lieu d’être au centre, l’humain n’est plus qu’une partie du tout ! Ce décentrage porte le risque d’aboutir à des mesures de plus en plus antihumaines, voire à un totalitarisme écologique. En effet, si l’on considère les humains nocifs pour la nature, il faudra les encadrer, limiter leurs activités, empêcher que ne s’exprime leur pouvoir de nuire etc … et l’on voit pointer de suite le danger de la dérive totalitaire !

Arne Naess, philosophe norvégien, père de l’écologie profonde dit : « L’écologie traditionnelle est une écologie de surface, marquée par une absence de fondements philosophiques ou religieux directeurs. » Quel est ce fondement capable de donner une perspective à la fois nouvelle et plus large, une hauteur de vue suffisante, qui permette de poser les actes justes, qui seraient en quelque sorte… ceux qui ne génèrent pas de pollution !!!

Une co-évolution Homme -Terre !

« La création tout entière gémit encore dans les douleurs de l'enfantement ; elle attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. » Ce passage de l’épître de Paul aux Romains fait clairement allusion à une création non encore aboutie. Lorsqu’un homme s’appuie seulement sur son moi existentiel, la conscience de sa force dépend de ce qu’il a, de ce qu’il sait, de ce qu’il peut  et les expériences ici-bas le conduiront inéluctablement, à ce point où il aura le sentiment de ne plus rien avoir, de ne plus rien être, de ne plus rien savoir ! Découvrir et s’approprier cette loi d’enfermement propre à notre monde dialectique devrait nous inciter à nous appuyer fermement sur la dimension sacrée de notre être, cette part latente et pourtant essentielle, qui gît à l’arrière-plan de notre moi existentiel. Car voilà le moment tant attendu, par la création entière, pour générer les conditions propices au développement de cette semence.

Cette co-évolution de l’homme et de la terre constitue la base d’une écologie sacrée, dans laquelle l’homme joue un rôle central et déclencheur !

 

 

Posté par jmaime à 08:48 - Commentaires [0]